Bâtissons le Canada en reconnaissant les talents dans les métiers spécialisés

Les gens de métier qualifiés constituent l'épine dorsale de l'avenir du Canada. Faisons en sorte qu'ils construisent en réformant les licences pour qu'elles soient basées sur les compétences d'une personne plutôt que sur les heures qu'elle a formées.
Les Canadiens talentueux et travailleurs doivent trouver qu'il est facile, gratifiant et prestigieux d'entrer dans des métiers spécialisés ; il est essentiel d'éliminer la formation redondante, d'élargir et de promouvoir l'écosystème d'options de formation pour attirer et célébrer les meilleurs talents.
La transition vers un système de délivrance de permis fondé sur les compétences, où des personnes qualifiées prouvent leurs capacités plutôt que de consigner des heures, comblera rapidement les lacunes de la main-d'œuvre des métiers et stimulera la croissance économique.

Objectifs

Le Canada a un besoin urgent de plus de gens de métier et de grande qualité. Ces emplois sont hautement qualifiés, bien rémunérés et essentiels à notre réussite économique. Mais aujourd'hui, d'énormes obstacles rendent difficile et peu gratifiant l'entrée dans les métiers. Nous pouvons résoudre ce problème en réformant les licences pour qu'elles soient basées sur les compétences plutôt que sur le temps de formation. Cela permettra à un plus grand nombre de Canadiens de devenir des gens de métier plus rapidement. Nos cibles :

  • Augmenter les taux de certification des apprentis de 36 %1 à plus de 70 p. 100 d'ici cinq ans.
  • Réduction de 50 % de la durée moyenne de l'apprentissage, passant de 4 ans (8 000 heures) à 2 ans grâce à la délivrance de licences fondées sur les compétences.

Contexte et motivation

Si nous voulons bâtir le Canada, nous avons besoin de gens de métier qualifiés. Sans charpentiers, électriciens, plombiers, constructeurs et mécaniciens, les projets d'infrastructures essentielles, la fabrication et les services essentiels ne peuvent tout simplement pas aller de l'avant.

Cependant, nos métiers sont sur une trajectoire de déclin. Le tiers des travailleurs des métiers de l'Ontario approchent de la retraite, et le Canada perdra environ 700 000 de ses 4 millions de travailleurs qualifiés d'ici 20282. Cette pénurie nuit déjà à notre économie — plus de 80 % des fabricants canadiens ont déclaré, pendant deux années consécutives, avoir perdu des occasions d'affaires en raison de la pénurie de main-d'œuvre, ce qui coûte à l'économie 13 milliards de dollars par année3,4. Les entreprises renoncent souvent à des contrats portant sur des pièces automobiles ou des machines industrielles simplement parce qu'elles manquent de soudeurs, d'électriciens et de machinistes qualifiés.

Au cœur de ce problème se trouve un système d'apprentissage désuet qui rend non rentable la poursuite d'une carrière dans les métiers, rejetant les jeunes talentueux, ceux qui cherchent à se reformer, les personnes qui veulent déménager au Canada et les immigrants hautement qualifiés.

À l'heure actuelle, selon le métier, les apprentis ont généralement besoin de suivre 8 000 heures ou plus de formation, peu importe leurs compétences réelles5. Cela oblige les gens à attendre inutilement avant d'utiliser les compétences qu'ils acquièrent, ce qui leur fait perdre du temps et de l'argent pendant qu'ils gagnent de faibles salaires pendant la formation.

Imaginez un immigrant qualifié qui arrive au Canada avec tout le savoir-faire nécessaire pour travailler comme charpentier (quelqu'un qui crée des structures de bâtiments) mais qui doit se contenter d'un emploi moins rémunéré et moins qualifié parce qu'il n'a pas les moyens d'attendre la fin de la période de formation. Ou pensez à un soudeur expérimenté qui veut devenir mécanicien de chantier pour améliorer sa rémunération — dans le cadre du système actuel, il doit repartir de zéro et passer des années à réapprendre des compétences qu'il possède déjà partiellement.

Combiné à cette longue période de délivrance de permis, les métiers souffrent également aujourd'hui d'être perçus comme des carrières de moindre prestige par rapport aux diplômes universitaires traditionnels, bien qu'ils soient hautement qualifiés, bien rémunérés et essentiels à notre économie. Cette perception dépassée s'ajoute à une formation inaccessible pour limiter l'intérêt des jeunes Canadiens à poursuivre des métiers, exacerbant ainsi les pénuries de main-d'œuvre.

Nous proposons de transférer ce système désuet vers des licences fondées sur les compétences, appuyées par un écosystème riche et bien commercialisé de nouveaux programmes de formation. Nous allons tester pour voir si les gens connaissent les compétences dont ils ont besoin non vérifier s'ils ont terminé les heures requises. En reconnaissant les compétences réelles plutôt que le temps passé à la formation et en offrant davantage de rampes d'accès au moment opportun, nous pouvons rapidement intégrer les travailleurs qualifiés dans l'économie, favoriser un emploi plus rapide, des gains plus élevés et résoudre les pénuries urgentes dans les secteurs de la construction, de la fabrication et du logement.

Solutions du monde réel

  • Certification de compétences portatives de l'Ontario6 permet à une personne certifiée en câblage résidentiel de trouver immédiatement un emploi plutôt que des années d'attente. Par exemple, un électricien résidentiel nouvellement accrédité peut rapidement obtenir du travail, gagner un salaire compétitif et continuer à faire progresser sa carrière en ajoutant progressivement des compétences sans recyclage inutile.
  • Modèle de double apprentissage de l'Allemagne7 combine la formation pratique en cours d'emploi et la formation professionnelle, mettant l'accent sur la maîtrise des compétences. Un apprenti menuisier allemand se qualifie plus rapidement en démontrant sa compétence dans des tâches précises, comme l'encadrement d'un bâtiment ou l'installation d'armoires, au lieu d'effectuer un nombre déterminé d'heures. Cela se traduit par une entrée sur le marché du travail plus rapide et une réduction du fardeau financier.
  • Les écoles Meister de Corée du Sud8 crée des environnements d'apprentissage rapides qui produisent rapidement des diplômés hautement qualifiés prêts à occuper un emploi immédiat dans des secteurs comme la robotique, la fabrication de pointe et le génie automobile. Les diplômés de Meister affichent un taux de placement de plus de 90 %, ce qui montre comment une formation professionnelle axée sur les compétences peut rapidement combler les lacunes de la main-d'œuvre.

Ce qu'il faut faire

Le problème central au Canada est un cadre désuet de délivrance de licences pour les métiers spécialisés qui empêche les gens de développer les compétences spécifiques appropriées et de pouvoir les utiliser. Pour résoudre ce problème, nous passerons à un programme fédéral axé sur les compétences, modulaire, accessible et doté d'un écosystème d'options de formation et de délivrance de permis afin que n'importe qui, quel que soit son expérience, puisse prouver ses capacités et être en mesure de les utiliser pour bâtir le Canada.

  • Établir un cadre national de compétences: Élaborer un ensemble détaillé et uniforme de définitions et de normes de compétences reconnues dans chaque province et territoire. Des compétences clairement définies, permettent aux gens d'acquérir des compétences précises qui sont utiles immédiatement, et veiller à ce que les gens de métier accrédités dans une région puissent travailler sans heurts partout au pays, éliminant ainsi le recyclage inutile et le chevauchement des qualifications, ce qui contribue à éliminer l'un des principaux obstacles non tarifaires au commerce interprovincial.
  • Réformer l'octroi de licences Sceau rouge aux systèmes modulaires axés sur les compétences: Utiliser le cadre de compétences pour passer d'une formation rigide basée sur les heures à des évaluations souples et axées sur les compétences. Les apprentis pourraient être certifiés dans des tâches précises (comme le câblage électrique résidentiel ou la plomberie commerciale) dès qu'ils démontrent leurs compétences, ce qui permet une intégration plus rapide de la main-d'œuvre et réduira les obstacles financiers et de temps.
  • Donner le pouvoir aux organismes de certification tiers: Permettre aux organisations réputées dirigées par l'industrie de vérifier de manière indépendante les compétences et de gérer les certifications afin de créer davantage d'accès aux métiers. En plus du Sceau rouge, des organisations comme le Bureau canadien du soudage pourraient certifier directement les compétences des soudeurs, ce qui réduirait les goulots d'étranglement bureaucratiques et assurerait une réponse rapide aux demandes de l'industrie.
  • Lancer des programmes accélérée alignés sur l'industrie: Mettre en œuvre de nouveaux cours de formation ciblés de courte durée (de 8 à 20 semaines) conçus en étroite collaboration avec les chefs de file de l'industrie. Ces programmes pourraient rapidement donner aux travailleurs les compétences exactes dont les employeurs ont besoin de toute urgence, permettre un emploi immédiat et remédier rapidement aux pénuries critiques.
  • Élargir les programmes de promotion des métiers spécialisés: Élargir considérablement les initiatives fondées sur le programme FAST de l'Ontario pour commercialiser activement et intégrer les métiers spécialisés dans les programmes d'études secondaires et universitaires à l'échelle nationale, en mettant l'accent sur le prestige professionnel, les gains concurrentiels et les contributions économiques essentielles. Fournir des diplômes de niveau supérieur à ceux qui ont à la fois la compréhension technique ou formelle et l'expérience du monde réel. Cette approche élargie attirera de jeunes Canadiens talentueux en recadrant les métiers comme un cheminement de carrière prestigieux et hautement souhaitable, en accélérant l'entrée sur le marché du travail et en remédiant aux pénuries critiques de main-d'œuvre qualifiée.
  • Harmoniser les normes de santé et de sécurité au travail: Adopter des règlements de sécurité uniformes à l'échelle nationale, en remplaçant la mosaïque actuelle de normes provinciales. Cela simplifiera la conformité, améliorera la sécurité au travail et permettra aux gens de métier de se déplacer librement et de travailler en toute sécurité partout au Canada sans reformation inutile ni confusion.

Questions courantes

  • La réduction des exigences en matière d'heures ne réduira pas la qualité? Non. La délivrance de permis d'aujourd'hui vise à protéger la qualité, mais uniquement à vérifier la durée du travail. En adoptant des évaluations normalisées des compétences, nous serons en mesure d'assurer une qualité élevée plutôt que de nous fier à des proxies comme le temps consacré à l'apprentissage.
  • L'octroi de licences modulaires est-il pratique? Oui. L'industrie appuie fortement l'octroi de licences modulaires, car elle s'attaque rapidement aux pénuries de main-d'œuvre.
  • Cela augmentera t-il la complexité d'une province à l'autre? Non. Un cadre national unifié de compétences simplifie les normes et améliore la mobilité.
  • Une certification rapide pourrait-elle entraîner davantage de risques pour la sécurité? Des normes de sécurité harmonisées et des évaluations rigoureuses font en sorte que la sécurité demeure primordiale.
  • Comment les gens de métier actuels seront-ils touchés ?? Les licences actuelles des gens de métier ne seront pas touchées. En introduisant ces nouvelles normes, ils trouveront plus facile d'obtenir des licences supplémentaires et de mettre en pratique d'autres compétences qu'ils possèdent déjà.

Conclusion

Nous avons besoin rapidement de plus de gens de métier possédant des compétences de haute qualité. Le Canada doit adopter de toute urgence la délivrance de licences fondées sur les compétences, en éliminant les obstacles aux métiers spécialisés. D'ici cinq ans, ces changements stimuleront considérablement la croissance économique, atténueront les pénuries de main-d'œuvre et amélioreront la prospérité nationale.

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