Bon dans une seule province, bon dans tous

Proposed by

Wayne Pommen

CRO Affirm, Ex-CEO PayBright
Vos titres de compétences devraient fonctionner partout au Canada. Votre entreprise devrait vendre partout au Canada. Nous sommes un seul pays, n'avons qu'un seul marché.
Si nous éliminons les obstacles au commerce interprovincial, le PIB pourrait augmenter jusqu'à 200 milliards de dollars, ou plus de 5 000$ par personne, ce qui représente une amélioration potentielle considérable de la productivité du Canada.
Les dirigeants fédéraux et provinciaux du Canada doivent saisir le moment politique - créé par une crise de productivité largement reconnue et les menaces tarifaires externes - pour tenir la promesse longtemps retardée du libre-échange intérieur au Canada et en tirer les avantages pour les Canadiens.

Le but

Enfin, éliminer les obstacles au commerce interprovincial afin que les biens, les services et les travailleurs puissent circuler librement à travers le Canada, favorisant ainsi la croissance économique, la sécurité et la prospérité nationale.

Sommaire

Le Canada a été fondé sur le principe de l'unité économique. La Loi constitutionnelle stipule les marchandises provenant d'une province doit être librement admis dans tout autre pays. Mais l'évolution du pouvoir et de la compétence des provinces au fil du temps a conduit à la création - souvent involontaire - d'une pléthore d'obstacles internes non tarifaires au commerce. Une entreprise canadienne au Manitoba peut souvent exporter vers les États-Unis avec plus de facilité que de vendre en Ontario, et de nombreux travailleurs sont confrontés à des licences redondantes lorsqu'ils se déplacent d'une province à l'autre. Ces restrictions internes fragmentent notre économie et nous coûtent jusqu'à 200 milliards de dollars en PIB perdu chaque année en 2022.1 et jusqu'à 245 milliards de dollars aujourd'hui2.

Imaginez essayer d'utiliser votre permis de conduire dans une autre province, pour qu'on vous dise qu'il n'est pas valide là-bas. Cela semble ridicule, non ? Mais c'est un exemple de ce qui se passe exactement avec de nombreux emplois, produits et services partout au Canada aujourd'hui. Ces obstacles entre les provinces coûtent des milliers de dollars par année à chaque famille canadienne. À une époque où notre plus grand partenaire commercial extérieur menace d'ériger des barrières commerciales, il est insensé d'empêcher le commerce au pays avec des barrières que nous contrôlons. Le Canada a fait un pas en avant avec l'Accord de libre-échange canadien (ALEC) de 2017, mais le travail n'est pas terminé et de nombreux obstacles au commerce demeurent en place.

Nous pouvons régler ce problème immédiatement en rendant les normes et les approbations valides dans une province pour toutes les provinces. Les provinces sont toutes compétentes ; nous pouvons faire confiance à une seule décision partout. Ensuite, dans un deuxième temps, le Canada peut harmoniser les règles relatives aux biens et services en harmonisant les règlements nationaux (mais pas nécessairement fédéraux). Pour harmoniser les incitatifs, le gouvernement fédéral peut partager les recettes fiscales fédérales accrues entre les provinces à mesure que les obstacles seront éliminés. Ce faisant, nous rationaliserons le commerce, créerons des emplois, responsabiliserons nos entreprises et nos entrepreneurs - et nous ferons croître notre économie de plus de 4 %3.

Problème actuel

Les provinces canadiennes comptent près de 600 organismes qui établissent des règles sur les biens et services à l'intérieur de leurs frontières. Des obstacles existent dans presque toutes les industries4. Voici quelques exemples :

  • Les produits laitiers, les œufs et les produits de viande inspectés par la province ne peuvent pas être vendus dans d'autres provinces5.
  • Les planificateurs financiers et les infirmières ont besoin d'exigences uniques en matière de permis pour travailler dans chaque province6
  • Des limites de poids plus élevées sont permises au Canada atlantique, mais elles doivent être réduites lorsque vous voyagez en Nouvelle-Écosse7.
  • Un coiffeur du Manitoba ne peut pas couper les cheveux au Nouveau-Brunswick sans avoir obtenu une nouvelle certification complète8.
  • À l'exception de certaines provinces, vous ne pouvez pas commander de vin directement auprès des établissements vinicoles d'une autre province.9.
  • Les différentes provinces ont des exigences différentes en matière d'investissement qui peuvent empêcher les personnes qui investissent dans une province d'investir ailleurs.
  • Les fruits et légumes en Colombie-Britannique ne peuvent pas être vendus en Ontario sans ajustement de l'emballage10.
  • Les différentes provinces ont des règles différentes sur les types de sièges de toilettes qui peuvent être utilisés sur les chantiers de construction.11.

Il y a des centaines d'autres exemples de ce genre qui se combinent pour freiner le commerce intérieur du Canada. Ces règles ajoutent aussi de 8 à 14 cents à chaque dollar dépensé par les Canadiens.12. Autrement dit, sur une facture d'épicerie de 100$, jusqu'à 14$ pourraient être attribuables à des obstacles que le Canada a le contrôle d'éliminer.

Ce problème est bien compris depuis des décennies et a été abordé à plusieurs reprises, mais les progrès ont été progressifs et le travail n'est pas terminé. Les quatre provinces de l'Ouest (la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba) ont déjà montré qu'il y avait une meilleure façon d'élaborer le New West Partnership Trade Agreement (ALENA), qui, à certains égards, va plus loin que l'ALEC. La NWPTA a créé un système simple où si quelque chose est approuvé dans une province, il est automatiquement approuvé dans les quatre13. Tout le Canada devrait redoubler d'efforts sur ce succès et étendre le concept à l'échelle du pays.

Ce qu'il faut faire

  • Mise en œuvre et responsabilisation dirigées par le Conseil de la Fédération: Travailler par l'entremise du Conseil de la fédération, en convoquant les premiers ministres provinciaux pour assurer l'adhésion des provinces et une approche coopérative en matière de réforme. Faire appel à tout autre organisme spécifique requis, comme le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) (CMEC).

  • Élimination complète des exceptions à l'ALECA: Les provinces doivent unir leurs efforts pour se conformer pleinement à l'Accord de libre-échange du Canada, éliminant ainsi toutes les nombreuses exclusions provinciales qui continuent d'exister. L'Alberta et le Manitoba ont déjà donné l'exemple en supprimant leurs exceptions, et maintenant le reste du Canada doit rapidement emboîter le pas.

  • Reconnaissance mutuelle obligatoire: S'assurer que lorsqu'un produit, un service, une accréditation professionnelle ou un enregistrement d'entreprise est approuvé dans une province, il reçoit automatiquement une « approbation réputée » à l'échelle nationale dans les 60 jours, à moins qu'une province ne fournisse un raisonnement clair et fondé sur des preuves à l'appui d'une opposition. Si une opposition est annulée, la province contestante doit couvrir tous les frais de litige et indemniser les entreprises touchées.

  • Harmoniser les règlements Introduire des lignes directrices nationales pour harmoniser entre les provinces, en commençant par les domaines ayant le plus d'impact afin de créer un véritable marché unifié.

  • Incitatifs financiers pour la conformité: Pour les provinces qui harmonisent leurs cadres réglementaires avec les nouvelles normes nationales harmonisées, accorder des remboursements sur les recettes fiscales fédérales. Les fonds seront proportionnels aux avantages économiques générés par l'augmentation du commerce, ce qui assurera une compensation équitable aux provinces qui modernisent leurs politiques. Des études montrent que nous récupérerons plus d'argent en croissance que nous n'en dépenserons pour le programme14.

Plan de mise en œuvre

  • Lois à modifier : Modifications à l'ALEC et aux règlements provinciaux.
  • Nouveaux processus Création d'un organisme de règlement des différends simplifié pour traiter efficacement les oppositions.
  • Mesures de réussite : Réduction des coûts du commerce, augmentation du commerce interprovincial, croissance du PIB.
  • Responsabilité : Rapports annuels sur la conformité, le financement fédéral étant lié à des progrès mesurables.
  • Échéancier :
    • Immédiatement (0-3 mois) : Supprimer les exceptions à l'ALEC et établir un cadre de reconnaissance mutuelle.
    • À moyen terme (3-6 mois) : Mettre en œuvre des mesures d'incitation financière et de responsabilisation.
    • Long terme (6 à 9 mois) : Harmonisation complète des principaux règlements, notamment en matière de transport, de délivrance de permis et de salubrité des aliments.

Ce que cela signifie pour l'avenir

Ce plan permettra :

  • Baisse des prix pour les consommateurs
  • Faciliter les déplacements pour le travail
  • Aider les entreprises locales à prendre de l'expansion
  • Mène à des emplois mieux rémunérés
  • Améliorer le perfectionnement des talents et réduire l'exode des cerveaux
  • Créer de nouveaux emplois grâce à la croissance
  • Améliorer l'efficience des marchés financiers et réduire les coûts de l'écosystème des services financiers
  • Renforcer les entreprises canadiennes face à la concurrence étrangère

Au bout du compte, l'économie et la productivité du Canada s'accéléreront. Les avantages seront les plus importants pour les petites provinces - l'Île-du-Prince-Édouard pourrait connaître une augmentation de 16 % de leur économie et Terre-Neuve 12 %15. Cela se traduira également par une énorme augmentation des recettes fédérales, avec une augmentation prévue de 15 milliards de dollars des recettes fiscales fédérales.16. Cela aide à unifier le Canada en donnant à chacun une chance équitable de réussir.

Questions courantes

  • Cela ne compromet-il pas l'autonomie provinciale ? Les provinces contrôlent toujours la réglementation, mais elles doivent reconnaître leurs normes respectives à moins qu'il n'y ait une justification claire et fondée sur des données probantes à l'appui d'une objection.
  • Qu'en est-il de la sécurité des consommateurs ? Si un produit ou un service répond aux normes de sécurité d'une province, il est sans danger pour le reste du Canada. Toute objection doit être étayée par des preuves scientifiques.
  • Comment assurons-nous la conformité ? Un organisme fédéral-provincial de règlement des différends supervisera la mise en œuvre, assorti de sanctions pécuniaires pour les objections injustifiées.
  • N'est-ce pas trop complexe à mettre en œuvre ? L'UE a atteint des objectifs similaires dans plusieurs pays. Le Canada, en tant que pays, n'a aucune excuse.
  • Les intérêts locaux et spéciaux ne vont-ils pas faire obstacle ? Les dirigeants canadiens doivent profiter de ce moment pour agir et obtenir des retombées économiques à long terme pour leurs provinces et le pays.

Conclusion

Les trois quarts des Canadiens appuient l'élimination de ces obstacles entre les provinces17. Il est temps de donner aux gens ce qu'ils veulent - un Canada où :

  • Les titres de compétences professionnels fonctionnent partout
  • Les entreprises peuvent facilement croître au-delà des frontières provinciales
  • Les consommateurs peuvent acheter de n'importe où au Canada
  • Les travailleurs peuvent se déplacer librement pour avoir de meilleures possibilités
  • Nous profitons tous d'une économie plus forte

Les provinces de l'Ouest ont prouvé que cela pouvait fonctionner. Maintenant, étendons leur succès à l'ensemble du Canada et créons enfin le marché économique uni dont nous avons besoin pour prospérer dans le monde d'aujourd'hui.

Rassemblons-nous pour renforcer l'économie du Canada et améliorer la vie de tous les Canadiens.

Indicative Legal Changes

Stay Connected
Subscribe
Build a Better Canada
Get Involved
S'abonner